L’orologio di Astor IV récupéré après le naufrage du Titanic a atteint un montant surprenant aux enchères, confirmant l’intérêt du marché pour les souvenirs liés au transatlantique.
Combien a obtenu la pièce principale ?
Le Patek Philippe de John Jacob Astor IV, vendu par Tiffany & Co. en 1904, a dirigé la vente du 22 avril par Freeman’s Auction. Le lot a totalisé 1 million de dollars, contre une estimation initiale entre 300.000 et 500.000 dollars.
De plus, un crayon en or trouvé avec l’horloge a atteint 204.800 dollars, plus de dix fois son estimation maximale. La session comprenait 63 montres et accessoires, tous liés à une demande très sélective.
Pourquoi l’histoire d’Astor continue-t-elle de peser sur le marché ?
Astor est monté à bord du Titanic en France 114 ans avec sa deuxième épouse, Madeleine, presque 30 ans plus jeune. Entrepreneur immobilier, il a construit l’Astoria Hotel de New York en 1897 et était le passager le plus riche à bord.
Freeman’s a rappelé que les Astor rentraient d’une lune de miel autour du monde, pensée pour éviter l’attention des médias sur leur mariage. Madeleine venait de découvrir qu’elle était enceinte et voulait accoucher en Amérique du premier enfant du couple.
Quel fut le moment décisif de la tragédie ?
Cependant, le voyage s’est terminé lorsque le Titanic a heurté un iceberg. Après un refus initial, Astor a accompagné Madeleine vers un canot de sauvetage et a ensuite suivi l’ordre de laisser monter d’abord les femmes et les enfants.
Dans les documents diffusés pour la vente, ce geste a été décrit comme l’un des moments personnels les plus touchants et mémorables du désastre. Le lien entre l’objet et l’histoire biographique a renforcé sa valeur historique.
Comment se compare-t-il aux autres records du Titanic ?
Le navire de soutien Mackay-Bennett a récupéré le corps d’Astor une semaine plus tard, avec ses effets personnels, y compris l’horloge, le crayon en or et de l’argent. Une autre montre attribuée à Astor avait été mise aux enchères en 2024 pour 1,5 million de dollars, devenant l’artefact du Titanic le plus cher jusqu’alors.
Cela dit, ce record a été dépassé par une montre ayant appartenu à Isidor Straus, fondateur de Macy’s et autre passager du Titanic, vendue pour 2,3 millions de dollars en novembre dernier. En contraste avec ces cas, le lot de Freeman’s mise sur une provenance familiale plus linéaire.
Un inventaire de 1912 rédigé par les autorités de Halifax indiquait qu’Astor portait avec lui une seule montre. Freeman’s considère donc authentique la pièce proposée, citant la récupération directe, la provenance transmise de génération en génération et la documentation de soutien.
Quelle provenance a renforcé l’authenticité ?
L’horloge alternative, vendue il y a deux ans, aurait été remise par le fils aîné Vincent à un ami de la famille en 1935. L’exemplaire vendu à cette occasion, en revanche, est resté dans la famille pendant des générations.
Le garde-temps en or jaune 18 carats a été porté par Vincent toute sa vie. Son épouse l’a reçu en 1959 et, après sa mort en 2007, il est passé à son fils, qui l’a laissé à son épouse Charlene en 2014.
Charlene est décédée l’année dernière et son patrimoine a mis en vente l’horloge avec le crayon en or 14 carats Battin & Co., reçu comme cadeau en 1904. La société de Newark, spécialisée dans les objets de nouveauté, a fermé dans les années vingt après environ trois décennies d’activité.
Dans l’ensemble, la vente de Freeman’s montre comment la combinaison entre rareté, provenance et mémoire historique continue de pousser vers le haut le marché des souvenirs du Titanic. Pour approfondir le contexte historique et les dynamiques du collectionnisme, on peut consulter Freeman’s, Titanic Inquiry Project et The Metropolitan Museum of Art.
Image : face de l’horloge récupérée du Titanic de John Jacob Astor IV. Patek Philippe de Tiffany & Co. Photo courtoisie Freeman’s Auction.

Experte en marketing digital, Amelia a commencé à travailler dans le secteur de la fintech en 2014 après avoir écrit sa thèse sur la technologie Bitcoin. Auparavant, elle a été auteure pour plusieurs magazines internationaux liés aux cryptomonnaies et CMO chez Eidoo. Elle est aujourd’hui cofondatrice et rédactrice en chef de The Cryptonomist et d’Econique.


