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Le design italien d’auteur se prépare à vivre un moment extraordinaire grâce à la prestigieuse maison de ventes Wannenes, qui présentera un siècle de chefs-d’œuvre historiques dans un cadre d’exception.
Quels sont les lots incontournables de la vente de juillet ?
Les 9 et 10 juillet 2026, les salles de Villa Carrega Cataldi à Gênes accueilleront un rendez-vous incontournable pour collectionneurs et investisseurs. Le catalogue élaboré par Wannenes propose une sélection raffinée qui traverse le « siècle court » du projet, partant des verres muranais des années trente jusqu’aux audacieuses expérimentations postmodernes et le modernisme carioca.
De plus, l’événement représente une occasion unique pour comprendre comment le goût de notre pays a dialogué avec les tendances mondiales. Il ne s’agit pas du défilé habituel d’icônes déjà vues, mais d’un parcours philologique qui unit raretés d’époque et pièces historiques d’exceptionnelle provenance.
La magie du verre : Max Ingrand et l’école de Fontana Arte
Le noyau le plus substantiel de l’enchantement est dédié au travail de Max Ingrand, célèbre maître verrier français qui a dirigé la direction artistique de Fontana Arte de 1954 à 1964. Sous sa direction, l’entreprise milanaise a transformé la matière industrielle en pure poésie spatiale, redéfinissant le rapport entre lumière et architecture.
Parmi les lots les plus attendus se distingue la lampe à suspension modèle 2088 des années soixante (lot 138), estimée entre 9.000 et 14.000 euros. Un autre pièce d’un intérêt extraordinaire est le lot 27, composé d’un trio de lampes à suspension modèle 2126/1 en laiton nickelé et cristal taillé, évalué 7.000-9.000 euros.
Cependant, les propositions signées par le designer français ne s’arrêtent pas là. Les investisseurs et les passionnés du design italien d’auteur pourront également se disputer une suspension de 1955 en cristal coloré (lot 128), estimée 12.000-16.000 euros. Pour compléter cette section dédiée à la transparence, on trouve un hommage à Pietro Chiesa avec une précieuse lampe des années quarante (lot 235), cotée 1.600-2.000 euros.
Les autres signatures de l’éclairage historique
La vente offre également de l’espace à d’autres manufactures historiques vénitiennes et nationales. Parmi celles-ci, on note :
- Le lustre des années trente attribué aux Fratelli Toso (lot 78, estimation 1.500-2.000 euros).
- Les élégantes suspensions en verre doublé de Seguso datant des années cinquante (lot 52, estimation 1.500-2.000 euros).
- Le plafonnier monumental en laiton repoussé de Tommaso Barbi pour la Bottega Gadda (lot 80, estimation 4.000-6.000 euros).
Du Rationalisme au Radicalisme milanais : BBPR et Ettore Sottsass
Dans le segment dédié au Rationalisme se distingue un imposant plafonnier du studio BBPR (lot 85), produit par Arteluce dans les années soixante. Cette variante du célèbre modèle 2045/a, réalisée en aluminium peint et verre imprimé, affiche l’une des estimations les plus élevées de toute la session, fixée entre 22.000 et 28.000 euros.
De plus, l’influence de la capitale lombarde émerge avec vigueur grâce à deux œuvres rares de Ettore Sottsass. Le catalogue propose une boîte en céramique décorée de 1959 pour Il Sestante (lot 9, estimation 1.800-2.200 euros) et une paire d’étagères réalisées par Cassina à la fin des années quatre-vingt (lot 112, estimation 3.000-4.000 euros).
Meubles iconiques : l’évolution de la maison italienne
Le design italien d’auteur est également célébré dans la sélection des meubles. Le parcours chronologique s’ouvre avec un canapé en cerisier massif des années quarante dessiné par Paolo Buffa (lot 34), estimé 2.600-2.800 euros. En contraste avec cette élégance classique, la vente propose le dynamisme postmoderne de Massimo Iosa Ghini avec quatre chaises modèle Notorius produites par Moroso en 1988 (lot 106, estimation 1.200-1.600 euros).
Dans l’ensemble, la section meubles exprime les forts changements esthétiques qui ont traversé les demeures de notre pays en un demi-siècle d’histoire, incluant également un lit conçu sur commande privée par Toni Cordero dans les années quatre-vingt (lot 339, estimation 2.400-2.600 euros).
Les projecteurs sur le modernisme brésilien
La véritable surprise de la vente est représentée par l’important noyau d’œuvres provenant d’Amérique latine. Au cours des quinze dernières années, le modernisme brésilien a connu une croissance constante de sa valeur de marché international, attirant l’attention des plus importantes publications du secteur comme AD Italia.
La vente propose la spectaculaire table modèle Guanabara de Jorge Zalszupin (lot 10), estimée 8.000-10.000 euros. En écho, la paire de fauteuils Tonico dessinés en 1963 par Sergio Rodrigues en bois exotique et cuir indigo (lot 82), évaluée 8.000-10.000 euros.
| Lot | Artiste / Designer | Œuvre / Modèle | Estimation (EUR) |
|---|---|---|---|
| 85 | BBPR | Plafonnier Arteluce Mod. 2045/a | 22.000 – 28.000 |
| 128 | Max Ingrand | Lampe à suspension (vers 1955) | 12.000 – 16.000 |
| 138 | Max Ingrand | Lampe à suspension Mod. 2088 | 9.000 – 14.000 |
| 10 | Jorge Zalszupin | Table Guanabara | 8.000 – 10.000 |
| 82 | Sergio Rodrigues | Paire de fauteuils Tonico (1963) | 8.000 – 10.000 |
Cela dit, la vente clôt idéalement le cercle conceptuel entre l’Europe et l’Amérique du Sud en incluant dans le catalogue le canapé Big Sur dessiné par Peter Shire en 1985 pour le collectif Memphis (lot 182, estimation 2.400-2.600 euros), une pièce à fort impact chromatique qui redéfinit les espaces de l’habitat.
Le rendez-vous avec le département dirigé par les experts Andrea Schito et Giacomo Abate se tiendra à Gênes le deuxième week-end de juillet 2026, offrant une précieuse carte historique pour quiconque considère l’achat de meubles d’époque comme un investissement culturel et financier sérieux.
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Experte en marketing digital, Amelia a commencé à travailler dans le secteur de la fintech en 2014 après avoir écrit sa thèse sur la technologie Bitcoin. Auparavant, elle a été auteure pour plusieurs magazines internationaux liés aux cryptomonnaies et CMO chez Eidoo. Elle est aujourd’hui cofondatrice et rédactrice en chef de The Cryptonomist et d’Econique.


