Sotheby’s met aux enchères à Londres, en juin, la collection moderne de Joe Lewis et de sa fille Vivienne, estimée à plus de 150 millions de livres sterling.
Pourquoi cette vente peut-elle établir un record ?
Le montant équivaut à environ 204 millions de dollars et pourrait transformer l’événement en une nouvelle référence pour la ville. De plus, si l’on ajoute les autres ventes prévues au même moment, la maison de ventes pourrait clôturer la semaine la plus forte jamais enregistrée à Londres.
Le lot réunit des noms centraux du modernisme : Egon Schiele, Amedeo Modigliani, Francis Bacon, Chaim Soutine, Gustave Caillebotte, Gustav Klimt, Henri Matisse et Lucian Freud. Ce sont des artistes qui, ensemble, renforcent le profil muséal de l’offre.
Cependant, le véritable élément distinctif n’est pas seulement la qualité des noms. Selon Sotheby’s, de nombreuses œuvres n’apparaissent pas sur le marché depuis des décennies. Cette rareté reste l’un des principaux facteurs d’attraction pour les collectionneurs.
Qu’a dit Sotheby’s sur la vente de la collection Lewis ?
Oliver Barker, président de Sotheby’s Europe, a décrit le noyau comme un groupe rare d’œuvres de musée, surtout des peintures figuratives modernes. Il a ajouté que de nombreux travaux n’ont pas été vus sur le marché depuis des décennies, et peut-être jamais.
Cela dit, Barker a également insisté sur le poids historique de l’ensemble. La sélection, a-t-il expliqué, allie cohérence, unicité et importance culturelle, trois qualités qui comptent beaucoup aujourd’hui dans les ventes aux enchères de haut niveau.
Quel est le précédent qui pèse sur la vente ?
La vente arrive après l’enchère de la collection de Pauline Karpidas, tenue en septembre et capable de récolter 101 millions de livres sterling, soit environ 137 millions de dollars. Ce résultat a établi le record londonien pour une collection d’un seul collectionneur.
De plus, Barker a dit que ce succès a contribué à redonner confiance au marché international de l’art. Le point, a-t-il observé, est la force d’une collection construite par une seule vision.
Quelles œuvres de la vente Lewis susciteront l’intérêt des collectionneurs ?
Les œuvres principales de la collection seront montrées d’abord à New York et à Londres, avant la vente. Parmi celles-ci se distingue le portrait en pied de Gustav Klimt de 1902, Bildnis Gertrud Loew (Gerta Felsovanyi).
L’œuvre est estimée entre 20 millions et 30 millions de livres sterling, c’est-à-dire entre 27 millions et 40 millions de dollars. Elle a aussi une histoire complexe : elle fut possédée par un mécène de Klimt, puis pillée par les nazis à Vienne et, par la suite, exposée à la Neue Galerie.
Dans l’ensemble, la vente de juin se présente comme l’une des plus observées de la saison. Barker a défini le retour à Londres comme un moment de retour au point de départ, soulignant que les œuvres seront exposées avec une attention particulière pour leur valeur culturelle. Pour d’autres références sur le marché, on peut consulter Sotheby’s, Tate et British Museum.

Experte en marketing digital, Amelia a commencé à travailler dans le secteur de la fintech en 2014 après avoir écrit sa thèse sur la technologie Bitcoin. Auparavant, elle a été auteure pour plusieurs magazines internationaux liés aux cryptomonnaies et CMO chez Eidoo. Elle est aujourd’hui cofondatrice et rédactrice en chef de The Cryptonomist et d’Econique.


