Dans le monde de la finance, il existe deux catégories d’innovations. Les premières suivent le marché.
Les secondes le devancent et le redéfinissent.
Au cœur de la Suisse, certains milieux financiers étudient un projet qui appartient clairement à la deuxième catégorie. Il ne s’agit pas d’une simple innovation fintech, mais d’un nouveau paradigme économique qui naît de la rencontre entre technologie, éthique et vision sociale.
À raconter les lignes de recherche est le psychologue et psychothérapeute Gilberto Di Benedetto, impliqué avec 37 économistes dans un groupe d’étude interdisciplinaire qui explore un sujet que la finance mondiale ne peut plus ignorer : l’économie des exclus du crédit.
Le grand capital invisible
Chaque système financier évolué sait reconnaître la valeur. Pourtant, il existe aujourd’hui une vaste tranche d’économie réelle qui reste en dehors du radar du crédit traditionnel.
Petits entrepreneurs. Professionnels. Artisans. Micro-entreprises. Des personnes qui produisent du travail, des biens, des services, mais qui souvent ne parviennent plus à dialoguer avec les paramètres rigides du système bancaire contemporain.
Pour une place financière comme celle suisse, historiquement fondée sur la capacité de lire la valeur avant les autres, cette réalité représente non pas un problème mais une opportunité stratégique.
Un écosystème parallèle, non antagoniste
Le projet à l’étude ne naît pas contre le système financier existant.
Il naît pour l’élargir. L’idée est de développer un écosystème économique parallèle, capable de permettre l’échange de biens, services et compétences entre des sujets exclus du crédit traditionnel, à travers des outils innovants de compensation entre dettes et crédits.
Parmi les hypothèses à l’étude, il y a la création d’un jeton numérique, conçu non pas comme un instrument spéculatif mais comme une infrastructure d’échange.
Une monnaie qui revient à sa fonction originelle : reconnaître la valeur là où le marché ne la voit pas encore.
La psychologie de la dette
La contribution de Gilberto Di Benedetto concerne un aspect souvent négligé dans la finance : la dimension psychologique de la dette. Lorsqu’une personne est exclue du crédit, elle ne perd pas seulement de la liquidité. Elle perd confiance, dignité économique et capacité d’initiative. Des segments entiers de l’économie productive entrent ainsi dans une spirale d’immobilité.
Le nouvel écosystème vise plutôt à réactiver cette énergie latente, transformant la dette de blocage psychologique en outil de coopération économique.
L’inspiration symbolique
Ce qui rend le projet surprenant, c’est aussi sa racine culturelle. L’inspiration vient de l’icône de la Madonna dei Debitori, symbole de protection et d’espoir pour ceux qui vivent le poids des difficultés économiques.
De cette image naît le nom latin du projet : In gremio Matris. Nel grembo della Madre.
La métaphore est extraordinairement précise. Dans le ventre maternel, il existe une vie que le monde ne voit pas encore, mais qui grandit et se prépare à naître. De la même manière, l’économie globale est pleine de valeur en gestation.
Talent entrepreneurial. Créativité productive. Capital humain. Un potentiel qui n’attend que la bonne infrastructure pour émerger.
Pourquoi ce projet parle à la Suisse
L’histoire financière de la Suisse est construite sur trois piliers : confiance ; vision à long terme. capacité d’innovation prudente.
In gremio Matris s’inscrit exactement dans cette tradition. Il ne propose pas une révolution idéologique, mais une évolution intelligente du système économique : reconnaître la valeur là où aujourd’hui le crédit traditionnel a du mal à arriver.
Pour une culture financière habituée à penser en termes de générations, non de trimestres, cette vision représente une opportunité historique extraordinaire.
Entrer dans l’histoire
Selon Gilberto Di Benedetto, beaucoup d’investisseurs qui observent les premières phases d’étude ne sont pas attirés seulement par le rendement économique. Ils sont attirés par quelque chose de plus rare.
La possibilité de participer à la naissance d’un nouveau chapitre dans l’histoire de l’économie. Un système qui n’efface pas la dette, mais la transforme en réseau de valeur
Une économie qui n’expulse pas ceux qui sont en difficulté, mais les accueille dans le sein de la communauté économique jusqu’à leur renaissance.
Parce que les grandes innovations financières ne naissent pas seulement d’un algorithme ou d’une technologie.
Elles naissent lorsque quelqu’un a le courage de voir la valeur avant les autres. Et cela, depuis toujours, est le véritable art de la finance.

Alan D’Orlando est un entrepreneur et promoteur de projets culturels et financiers innovants. Il opère dans le domaine de la finance internationale, développant des outils avancés tels que des jetons hybrides et des structures d’investissement conformes aux réglementations mondiales.
Dans le secteur artistique, il gère et valorise des collections, organise des expositions et crée des événements culturels de haut niveau, combinant esthétique, technologie et expérience immersive pour le public.
Sa vision se concentre sur l’équilibre entre le profit, l’impact social et le développement culturel, dans le but de construire des projets durables, éthiquement responsables et capables de générer une valeur réelle pour les communautés et les investisseurs.


