Artissima Torino 2025 se tient ces jours-ci, voyons dans cet article les prix qui se voient à la foire, montrant un marché en mutation, où valeur artistique et stratégies de collection se confrontent avec pragmatisme.
Quels ont été les lots les plus pertinents et leurs prix ?
La manifestation a mis en lumière à la fois des noms historiques et des recherches plus jeunes. Les chiffres émergés à la foire indiquent une pluralité de gammes : des demandes pour de grandes pièces d’auteur aux œuvres accessibles pour les nouveaux collectionneurs.
- Mario Merz — œuvre exposée avec une demande de 850.000 euros.
- Giuseppe Penone — œuvre proposée à 420.000 euros.
- De nombreux autres travaux en photographie et sculpture ont montré des prix différenciés, pensés pour des marchés différents.
Prix des œuvres de Mario Merz
La présence d’une grande toile-néon de Merz à la foire avec une demande de 850.000 euros confirme l’intérêt soutenu pour l’arte povera sur le marché. De plus, la historicité de l’œuvre et la provenance du stand influencent la perception de la valeur. Enfin, la demande internationale continue de soutenir les cotations les plus élevées.
Prix Giuseppe Penone : comment lire les 420.000 euros
La voix de prix autour de 420.000 euros pour un travail de Penone souligne la demande pour des sculptures et installations avec un fort impact muséal. Ici aussi, la localisation à la foire et le rapport avec les institutions ont joué un rôle important dans la définition du tarif.
Prix photographie contemporaine : les tendances 2025
La section photographique a confirmé un intérêt croissant. En général, les tirages et les éditions commerciales se déplacent sur des gammes allant de milliers à des dizaines de milliers d’euros. Prix photographie contemporaine restent sensibles au tirage, à l’état de conservation et à l’histoire d’exposition de l’artiste.
Par exemple, des galeries spécialisées ont proposé des travaux dans des gammes moyennes qui attirent curateurs et jeunes collectionneurs, tandis que des pièces historicisées ont continué à se placer sur des gammes plus élevées.
Que disent les galeries et le contexte turinois
Turin reste un point de référence pour ceux qui suivent la recherche. Les choix d’exposition des galeries ont équilibré mémoire et expérimentation ; ainsi, la ville confirme son rôle de plateforme où la recherche peut rencontrer le marché.
Galeries arte povera Turin : reprise ou consolidation ?
Les galeries arte povera Turin ont exposé des œuvres qui renouvellent l’attention vers cette période historique. Par conséquent, la demande a été calibrée : d’un côté prudence dans les négociations ; de l’autre, achats stratégiques pour ceux qui visaient des pièces de premier plan.
Artistes émergents : comment lire les prix dans une foire comme Artissima ?
Les stands jeunes ont réaffirmé la volonté de rendre le collectionnisme accessible. En ce sens, les artistes émergents prix galeries oscillent pour offrir des points d’entrée au marché. Cependant, la variabilité reste élevée : la participation à des prix, résidences ou grandes expositions influence beaucoup les cotations.
Les sculptures contemporaines : marché et évaluations
Les sculptures, spécialement celles de grandes dimensions ou réalisées avec des matériaux particuliers, ont confirmé un poids significatif dans les négociations. Sculptures contemporaines prix dépendent de l’échelle, des matériaux et de la reconnaissance de l’auteur.
Dans certains cas, la préférence pour des travaux imposants a poussé des demandes plus élevées ; tandis que les œuvres de taille domestique ont facilité l’achat par des collectionneurs privés.
L’art féminin et sa valeur économique
La visibilité des artistes femmes a augmenté et, avec elle, la stabilité de leurs cotations. Certains stands ont exposé des travaux de grand impact critique avec des demandes significatives, tandis que d’autres ont visé des œuvres plus contenues pour attirer de nouveaux collectionneurs.
Art féminin, prix et œuvres : signaux d’équilibre ?
La tendance observée suggère que les art féminin prix œuvres récupèrent un équilibre. Cependant, la pleine parité de marché est encore un processus en cours, lié à la visibilité dans les institutions et aux dynamiques de collection.
Observations du terrain et autorité
De mon tour parmi les stands, j’ai remarqué une diffusion de la transparence : de nombreuses galeries ont montré des prix via QR code ou listes discrètes. De plus, plusieurs galeristes ont confirmé que la politique de rendre visibles les demandes favorise l’entrée de collectionneurs plus jeunes.
En termes pratiques, j’ai observé des négociations conclues en preview et de nombreuses demandes formulées directement à la foire. Ces impressions sont cohérentes avec les données agrégées des rapports de secteur.
Pour approfondir les dynamiques des prix et les séries historiques sur le marché, on peut consulter les rapports de secteur, par exemple ceux disponibles sur Artprice. Pour des informations officielles sur la foire et le catalogue des exposants, je renvoie à la page de Artissima Official.
Quels prix surveiller dans les prochains mois après Artissima ?
- Photographie contemporaine : tirages et insertions dans des expositions rétrospectives.
- Sculptures : matériaux et échelle, qui déterminent les coûts de production et de transport.
- Artistes émergents : prix, résidences et premières expositions personnelles qui influencent les cotations.
Pour contextualiser les tendances observées à Turin, il est utile de consulter des ressources et analyses dédiées au collectionnisme et aux tarifs : sur le site, vous trouverez des guides pratiques sur collectionnisme, des dossiers sur artistes émergents et des analyses sur sculptures contemporaines. De plus, rapports et ventes aux enchères sont rassemblés dans notre section Rapports ventes / Maisons de vente.
Que signifient ces prix pour le collectionnisme d’aujourd’hui ?
En résumé, Artissima 2025 a confirmé Turin comme lieu où recherche et marché se rencontrent avec mesure. Par conséquent, pour le collectionnisme contemporain, les chiffres vus à la foire sont une invitation à équilibrer instinct et stratégie.
Marché et valeur culturelle coexistent ; savoir lire les deux reste la clé pour investir avec conscience.
Nouvelles œuvres acquises à Artissima 2025
Les acquisitions 2025 : un engagement renouvelé pour l’art contemporain
Avec le budget le plus élevé des treize dernières années, la Fondation Arte CRT célèbre son 25e anniversaire en renforçant le lien avec Artissima, la principale foire d’art contemporain italienne. Lors de l’édition 2025, la Fondation a acheté 26 œuvres de 11 artistes, destinées au Castello di Rivoli Museo d’Arte Contemporanea et à la GAM – Galleria Civica d’Arte Moderna e Contemporanea di Torino.
Les œuvres de John Giorno, Cian Dayrit, Majd Abdel Hamid, John Menick, Felix Shumba et Valentina Furian entreront dans la collection du Castello di Rivoli, tandis que celles de David Schutter, Simon Callery, Alessandro Pessoli, Marco Cingolani et du couple Franciszka et Stefan Themerson enrichiront les salles de la GAM.

Un fonds record de 300.000 euros
Pour 2025, la Fondation Arte CRT a augmenté le fonds d’acquisitions à 300.000 euros, par rapport aux 280.000 de 2024. Il s’agit de l’allocation la plus élevée depuis 2012, signe d’une volonté claire d’investir dans la valorisation de l’art contemporain et dans le patrimoine culturel partagé de Turin et du Piémont.
Comme le souligne Patrizia Sandretto Re Rebaudengo, présidente de la Fondation Arte CRT :
“À l’occasion de notre 25e anniversaire, nous avons voulu renforcer encore le lien avec Artissima, en soutenant concrètement les galeries et les artistes présents à la foire. Les nouvelles acquisitions iront enrichir deux collections publiques de valeur extraordinaire, consolidant le rôle de Turin comme capitale italienne de l’art contemporain.”
Une collection publique parmi les plus prestigieuses d’Italie
Depuis 2000, la Fondation Arte CRT a construit une collection de plus de 950 œuvres, réalisées par environ 380 artistes internationaux, pour un investissement total de plus de 42 millions d’euros. Les œuvres vont de la peinture à la sculpture, de la vidéo à l’installation, jusqu’aux NFT. Tous les travaux acquis sont mis immédiatement à disposition des musées et des institutions culturelles, garantissant au public un accès constant à l’art contemporain.
Le Comité Scientifique et les choix artistiques
Les acquisitions ont été sélectionnées par le Comité Scientifique de la Fondation Arte CRT, composé de figures de renom international comme Hans Ulrich Obrist (Serpentine Galleries, Londres), Susanne Pfeffer (Museum MMK, Francfort) et Vicente Todolì (Fondation Pirelli HangarBicocca, Milan).
Ont également contribué à distance Manuel Segade Lodeiro (Museo Reina Sofía, Madrid) et Suhanya Raffel (Museum M+, Hong Kong).
Le Comité, en collaboration avec les directeurs et curateurs de GAM et Castello di Rivoli, a identifié des œuvres capables de dialoguer avec le présent et d’aborder des thèmes cruciaux de la contemporanéité, comme la mémoire, l’identité, la technologie et la résistance culturelle.
Les œuvres destinées au Castello di Rivoli
Parmi les nouvelles acquisitions pour le Castello di Rivoli figurent :
- John Giorno, avec des œuvres qui explorent la poésie comme espace de liberté créative.
- John Menick, qui réfléchit sur l’utopie et l’échec de la technologie.
- Valentina Furian, concentrée sur le rapport entre vision, contrôle et vulnérabilité.
- Majd Abdel Hamid, qui transforme la ligne et la couleur en outils pour élaborer la perte.
- Cian Dayrit, qui aborde les traumatismes coloniaux à travers cartes et tissus.
- Felix Shumba, qui utilise l’expérimentation technique comme forme de résistance aux logiques extractivistes.
Comme l’affirme Francesco Manacorda, directeur du Castello di Rivoli, ces œuvres “recueillent des pratiques qui savent accueillir des gestes lents, où la créativité devient espace de liberté et de résistance, en maintenant une forte dimension poétique et sociale.”
Turin, capitale de l’art contemporain avec Artissima
Pour le Comité Scientifique, l’édition 2025 d’Artissima représente “un moment spécial pour Turin, où passé et futur cohabitent avec une force rare”.
La ville se confirme carrefour de directeurs, curateurs et professionnels du monde de l’art, renforçant son rôle sur la scène internationale.
Comme le rappelait Alighiero Boetti, “l’art apporte le soleil et la lumière à Turin”: une pensée qui résume parfaitement l’esprit avec lequel la Fondation Arte CRT continue, depuis vingt-cinq ans, à illuminer la culture contemporaine italienne.
Avec ces nouvelles acquisitions, la Fondation Arte CRT consolide son engagement envers la diffusion de l’art contemporain et le soutien aux artistes et galeries émergentes. Turin renforce ainsi sa position comme pôle européen de l’art et de la culture, capable d’unir tradition et innovation dans un dialogue créatif toujours en évolution.

Experte en marketing digital, Amelia a commencé à travailler dans le secteur de la fintech en 2014 après avoir écrit sa thèse sur la technologie Bitcoin. Auparavant, elle a été auteure pour plusieurs magazines internationaux liés aux cryptomonnaies et CMO chez Eidoo. Elle est aujourd’hui cofondatrice et rédactrice en chef de The Cryptonomist et d’Econique.



