La Mer, ouvre à Marseille la foire pop-up à l’esprit nomade.

Marseille et la mer, la racine du nom contient déjà l’écho de l’océan et le principe générateur de la créativité. L’année des océans est, non par hasard, l’année où inaugure La Mer à Marseille, ville qui se vante de 3 kilomètres de bord de mer. Et la mer revient avec sa réalité liquide pour imprégner également le réseau muséal marseillais, gravé comme un symbole, évoqué par les artistes de manière récurrente comme une source, un bassin d’idées à puiser… tellement qu’il suffit de se lancer des rochers de Calanque de Malmousque pour rafraîchir l’esprit et se protéger de la torpeur estivale.

Les yeux baignés de lumière marine de Ali Cherri et les mains qui capturent la mer en rappelant la forme de l’œil dans la vidéo de Laure Provoust. Les œuvres des deux artistes sont exposées au MAC, Musée de l’art Contemporain.
L’exposition Tattoo. Histoires de la Méditerranée au Centre de la Vieille Charité nous parle, quant à elle, de civilisations et de tribus marines à travers la diffusion de la culture du tatouage, depuis son invention lointaine jusqu’à sa diffusion capillaire et mainstream contemporaine. La mer n’est-elle pas le lieu où nous montrons librement la peau et les dessins qui l’enveloppent ?


La foire La Mer, 19 chambres de l’hôtel Les Bords de mer
Nous sommes dans un lieu avec une vue spectaculaire, Les Bords de mer. 19 chambres de l’hôtel ont accueilli jusqu’au 6 juillet des propositions hétérogènes de conservateurs et de galeristes.
La foire, une sélection d’artistes et de curateurs
La Casterline|Goodman Gallery di Aspen présente quelques œuvres de Daniel Yocum qui s’inspirent à la fois de l’Expressionnisme abstrait de Jackson Pollock et du trait authentique de Michel Basquiat. Les œuvres affichent également un goût naïf et des graphismes enfantins qui révèlent des tonalités intérieures et des références au monde musical dont l’artiste est issu. La technique picturale est mixte : Oil stick, cire, acrylique, graphite. Les prix varient de 16.500 à 25.000 dollars.

Intéressant le stand de Trickie Lopa – directrice de Art Fair Philippines – avec les œuvres textiles (4.760 euros) de Melvin Guirhem. Elles sont associées aux sacs (1.178 euros) en taffetas et fermeture magnétique de Neil Felipp.
La galerie new-yorkaise IRL propose des œuvres de Jon Burgeman comme Baguette (2.800 USD), un mélange entre les genres pop et street. Mais aussi les vues de Aurea Tanttu (huile et crayon sur panneau de bois, à 1.600 USD.

Mettre à nu le président est plutôt une présentation ironique de Bureau Principal qui part de la célèbre photo de Man Ray immortalisant Marcel Duchamp jouant aux échecs avec un modèle nu.
Elle collabore depuis de nombreuses années avec des magazines spécialisés tels que Artribune, XIBT Contemporary, ArtApp, Insideart et Espoarte, privilégiant l’art contemporain sous ses multiples facettes et dérivés médiatiques.


